Fairouz...la voix céleste

 

Al-Qods (Jérusalem)     


Pour toi O la plus belle des résidences O fleurs des cité
O kods O ville de la prière
nos yeux voguent vers toi chaque jour
se baladant dans les couloirs des temples
en lassant les vielles églises
et en levant le voile de la tristesse sur les mosquées

O la nuit d'al isrra..le chemin de ceux qui sont passé vers le ciel

Nos yeux voguent vers toi chaque jour et je prie

L'enfant dans la grotte et sa mère Marie..deux visages en pleurs
pour ceux qui sont devenus vagabonds
pour les enfants sans foyer
pour ceux qui ont défendu l'entrée (à la cité) et sont tombés en martyre
et la paix est tombé en martyre au pays de la paix
et le droit est tombé sur l'entrée (de la cité)

Quand la ville d'al qods est tombée
l'amour a reculé et dans les cœurs du monde la guerre s'installa

L'enfant dans la grotte et sa mère Marie..deux visages en pleurs ..et je prie

La colère étincelante arrivera ..et j'ai la foi
la colère étincelante arrivera ..et je passerai outre les malheurs
de toutes les routes elle arrivera chevauchant la peur elle viendra
comme le visage de dieu grandiose...elle arrivera

Les portes de notre citée ne seront pas fermée et je vais y aller pour prier
je frapperai sur les portes et j'ouvrirai ces portes
et tu lavera O fleuve du Jourdain mon visage avec des eaux sacrées
et tu effaceras O fleuve du Jourdain les traces de pas barbares
la colère étincelante arrivera chevauchant la peur

Et le visage de la force sera vaincu

La maison est la notre et al qods est le notre
et avec nos mains al qods recouvrera sa beauté
et avec nos mains pour al qods la paix arrive



A ce carrefour *

Il y a des hommes qui attendent

Il pleut


Ils portent des parapluies et attendent

Et moi-même quand il fait beau

Personne ne m’attend

Il y a des années que je suis dans cette échoppe

Ses murs ne me supportent plus

Mais se taisent par pudeur

Obsédée par cette beauté

Qui passe sur les routes

Je lui crie mes chansons

Personne n’y fait attention

J’ai attendu tous les rendez-vous de la terre

Personne ne m’attend

Il y a des années que j’écris des poèmes

A qui sont-ils destinés ?

Demain c’est certain

Il y aura des parapluies à ma porte

Des amis m’emmèneront ailleurs

Au loin

Celui qui n’oublie personne


Se serait souvenu de moi.



Emmène-moi *

Emmène-moi vers ces belles collines
Emmène-moi vers cette terre qui m'a élevé
Oublie-moi sur les abords des figuiers et des vignes
Jette-moi sur la terre de notre village

Les portes antiques me font des signes
Le murmure des rivières appelle les absents
Des yeux à travers les fenêtres m'expliquent
Me disent que nous sommes amis

Je parcours des sentiers oubliés
Dans cette vie d'absence, les oiseaux regagnent leurs nids
J'attends qu'une main se tende vers moi
Qu'une voix me dise: bonsoir

Emmène-moi, sème-moi en terre de Liban
Dans cette maison surplombant la colline
J'ouvre la porte, j'embrasse les murs
Je m'agenouille sous le plus beau des cieux et je prie


* Merci à TuniCiel le traducteur des chansons en français